Mon vélo, mon compagnon de pistes
Je n’ai jamais pratiqué le cyclotourisme et pourtant j’ai en tête de faire une balade de plusieurs milliers de kilomètres sur les routes et pistes africaines ; comme je ne suis pas totalement inconscient, une de mes premières préoccupations a été de m’assurer d’avoir une bicyclette qui tienne la route… Heureusement, j’avais un spécialiste de la petite reine : Christophe. J’ai donc pris mes deux vélos et je suis allé le voir à Valence pendant cinq jours. Il en a choisi un, celui dont le cadre est en acier (l’autre est en aluminium) parce que l’acier cela se soude (on ne sait jamais ce qui peut arriver !). A la suite de quoi, Christophe a dit : « Bon, et bien maintenant il faut le démonter complètement, c’est la seule manière pour que tu saches le réparer ! ». Ceux qui me connaissent savent que le bricolage et la mécanique, ce n’est vraiment pas mon fort. Mais bon, on y est arrivé (voir le reportage photographique). Et puis on l’a remonté, en changeant quelques pièces : l’axe du pédalier qui était monté à l’envers et qui, remis à l’endroit, faisait un bruit inquiétant (heureusement Christophe en avait un autre dans sa malle aux trésors), des pédales neuves (les anciennes ne plaisaient pas au chef d’atelier), une cassette de pignons arrière neuve (et la chaîne) pour que je puisse mieux mouliner dans les côtes avec mon chargement, une roue arrière robuste toute neuve à cause du poids des sacoches (et le mien !), des pneus à usure très lente (ce qu’il y a de mieux sur le marché), des garde-boue légers en plastique (quant il pleut en Afrique, c’est pas de la rigolade), deux porte-bagages en acier (c’est ce qui casse en premier, il faut donc pouvoir les re-souder) pour lesquels Christophe a usiné des attaches qui, si elles cassent, c’est que vraiment je n’ai pas de chance tant elles sont renforcées, deux portes bidons, les manettes de dérailleur ont été prises sur mon second vélo et les poignées de freins viennent de la malle aux trésors. Enfin, on a changé le guidon : une opération casse-tête. Christophe ayant opté pour un guidon « papillon » (celui que préfèrent les cyclotouristes, paraît-il), nous avons dû faire de nombreux essais pour trouver dans quel sens le monter ; je vous passe les détails, mais le résultat (le plus ergonomique de mon point de vue) n’est pas commun, je serai sans doute le seul cyclotouriste en Afrique avec un guidon « papillon » monté à l’envers ! Mais bon, l’essentiel c’est que je me sente à l’aise, n’est-ce pas ! Voilà, le compagnon de route, démonté, remonté, réglé aux petits oignons est fin prêt, il ne manque plus que les sacoches. Outre Christophe le mécanicien chef, je dois remercier Nadine, mon entraîneu…, non disons plutôt ma coach, qui m’a entraîné sur les routes et chemins d’Ardèche (super région pour le vélo, je recommande) pour tester la monture, ma petite sœur Claire qui, il y a quelques mois, m’a donné son VTT parce qu’il ne lui plaisait pas, c’est en effet lui qui a été choisi pour la balade africaine, Olivier qui a eut la bonne idée de changer ses freins il y a peu (aboutissant dans la malle aux trésors de Christophe, j’en ai récupéré les poignées), Nadine encore, pour le porte bidon rose qu’elle ne voulait plus voir, Nico pour les conseils dans le choix des sacoches... Démontage et remontage m’ont fait découvrir tous les trucs et astuces de la mécanique vélo, je n’ai certainement pas tout mémorisé, mais rassurez vous je pars avec la photocopie du guide du parfait mécanicien vélo, et puis, en cas de coup dur, je pourrai recourir au call center de Valence (des conseils 7j / 7j ; 24h/24h) ; Nadine m’a même dit que s’il fallait m’apporter sur place une pièce de rechange, ça serait avec plaisir !