Le récit de Bruno

Brève avant mon retour sur le continent

Rapidement, en passant et juste avant de repartir pour de nouvelles aventures, Bruno nous donne quelques nouvelles.
Quand à moi je pars à nouveau rejoindre Bruno pour quelques semaines ; le site restera donc sans mises à jours pour au moins trois semaines. Dire que je suis désolé ? Non, pas vraiment, ce serait mentir... Comment pourrais-je être désolé de partir rejoindre Bruno pour quelques pas et quelques brasses ensemble !
Avec ma série de cartes postales, je vous quittais à Antsirabe ; de là, j'ai pédalé jusqu'à Miandrivazo dans la perspective d'aller voir la fameuse allée des baobabs à Morondava sur la côte ouest. La piste terrestre étant très mauvaise après Miandrivazo, comme la plupart des touristes j'ai opté pour la voie fluviale pour la fin du parcours. C'était sans compter avec la fragilité de mon dos, car après une longue journée coincé et plié en trois dans ma frêle pirogue, j'abandonnais la descente du fleuve Tsiribihina et donnait l'instruction à mes deux piroguiers, Fidèle et Honoré, de rebrousser chemin : j'avais en effet le dos totalement bloqué et je connaissais ma seconde atroce crise de lombalgie aigue, seconde après celle que je connus il y a presque un an au Sénégal en début de voyage.

Un repos total et forcé d'une semaine sous la bienveillante attention du personnel de l'hôtel de la Reine Rasalino à Miandrivazo et l'intervention quotidienne d'un masseur traditionnel d'une efficacité miraculeuse me permettaient de rejoindre finalement Tananarive en taxi-brousse, reportant ainsi la visite de l'allée des baobabs à un futur voyage.

Une fois la crise totalement passée, c'est-à-dire après un repos supplémentaire à Tananarive, je reprenais une dernière fois la route malgache, vers la côte est cette fois-ci, avec l'espoir d'aller taquiner la baleine à bosses aux abords de l'île Sainte Marie. Vous parler de cette dernière ballade malgache serait largement redondant avec ce que j'ai pu vous écrire tout au long de cet été passé à Madagascar : la descente des Hauts Plateaux vers Tamatave ressemble à la route de Manakara, la côte au nord de Tamatave ressemble à la Côte de la Vanille (la vanille et les contreforts montagneux en moins), quant à l'île Sainte Marie, c'est un petit paradis tropical dont je vous reparlerai sans doute un autre jour.

Pour l'heure, je préfère réserver ma plume pour des prochains récits, africains alors car le 26 septembre je m'envolerai pour Nairobi, point de départ de ma dernière ligne droite vers le Cap de Bonne-Espérance. Mais je quitte Madagascar avec la certitude d'y revenir car il me reste de vastes horizons à découvrir ici, dans ce pays où règne une véritable douceur de vivre à partager avec ce peuple si attachant. Mais que l'on ne s'y trompe pas pour autant, Madagascar est aussi un pays touché par une très grande pauvreté, en témoignent les nombreuses ONG qui interviennent ici. A ce titre, je vous invite vivement à consulter ma rubrique « Coups de coeur » ; vous y trouverez notamment un lien pointé sur l'association qu'anime mon ami Laurent de Tananarive, elle s'appelle Déclic Jeunes et fonctionne par parrainages d'enfants ou d'adolescents dans lesquels Laurent a détecté un réel potentiel pour peu que l'on leurs donne les moyens de suivre une formation scolaire et/ou professionnelle de qualité et un suivi socio-pédagogique (assuré par l'association) ; alors n'hésitez pas, devenez, comme moi, parrain ou marraine.
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